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Suis moi … Je te fuis. Elle me tient.

Mademoiselle Lou sait me rendre fou.

Elle sait couper court à une discussion sms ou msn, en me laissant dans l’attente d’une réponse parfois pendant plusieurs heures.

Elle sait ne pas répondre à mes mots doux.

Elle sait me faire me languir d’elle.

Elle sait que je me lasse facilement.

Et moi je suis comme un con. Bon à rien, sinon à penser à elle. Accroché à mon téléphone, à attendre de ses nouvelles. Elle m’énnerve … Mais c’est tellement bon.

La situation est compliquée, l’impression d’être à nouveau adolescents. Nos vies nous ont conduits à revenir tous deux chez nos parents. Impossible donc pour le moment de passer toute une journée ou une nuit ensemble. J’enchaine les allez-retours chez moi / chez elle (1h15 de route à chaque fois), et rentre à pas d’heure. Nous passons nos nuits dans nos voitures.

C’est génial, et en même temps tellement frustrant …
C’est simple et en même temps tellement compliqué …


Chut

25oct07

arton48756.jpgCe matin au réveil
Quand j’me suis retournée
Quelle fut pas ma surprise !
C’est sur toi que je suis tombée
Moi qui voulais pas sortir
Y a des jours comme ça
Moi qui voulais juste dormir
Et maintenant, t’es là !

Chut, ne dis rien
Reste encore mystérieux
Chut, ne bouge pas
Je suis si bien dans tes yeux

Quelle heure et quel jour on est ?
J’oublie toujours
Est-ce l’hiver ? Est-ce l’été ?
Je m’en rappelle jamais
Comment on s’est r’trouvés là ?
Laisse-moi deviner
Pour une fois qu’j't’attendais pas
Et maintenant, ça y est !

Chut, ne dis rien
Dans tes yeux, je vois l’jour
Chut, ne bouge pas
Reste encore mon amour

Je suis une femme dangereuse
Vraiment infréquentable
Je suis une femme amoureuse
Vraiment incontrôlable

Chut, ne dis rien
Reste encore dans mon lit
Chut, ne bouge pas
Tu t’appelles chéri et
Dans tes bras je suis bien

Oui ! Ne dis rien
Laisse-moi me réveiller
Chut ! Ne bouge pas
Laisse-moi encore rêver
Chut …


J’ai rencontré Mademoiselle Lou dimanche dernier.

Mademoiselle Lou a un regard doux, et des yeux noirs. Elle aime ronchonner, et écoute Adrienne Pauly en boucle.

Mademoiselle Lou me fait rire, me fait soupirer aussi. Paradoxale, adolescente dans un déguisement de maman. Maman à 22 ans.

Mademoiselle Lou sent bon. Ses mains sont douces, ses baisers aussi.

Mademoiselle Lou est fascinante.

Je suis tombé amoureux.


22 jours.

24oct07

Il s’en est passé des choses depuis ce dernier billet. Coup de blues il y a 22 jours. Et je crois qu’il était compréhensif.

Je n’ai pas trouvé la force, le temps, ni l’envie de continuer d’écrire suite à ceci. Mais j’ai géré la crise, comme à mon habitude.

Tout d’abord, j’ai décidé de ne rien dire à mon ex. De la laisser vivre sa vie, et de faire de même. Je crois que ceci était l’ultime épreuve, l’ultime détachement. Et j’ai réussi à le dépasser. Nous nous sommes revus quelques fois après ceci, non sans quelques pincements de coeur.

Et j’ai quitté ma ville, Angers. J’ai quitté mon appartement, cette vie de 6 ans à laquelle je m’étais habitué. Traintrain quotidien, même boulot, mêmes personnes, mêmes envies … Là aussi, un léger pincement. En faisant les cartons, en retombant sur des mots, des photos. Autant d’extraits de vie, de bons souvenirs, sur lesquels je dois définitivement tirer un trait, pas évident.

J’ai quitté cette ville vie le 6 octobre 2007. Nouvelle fin de chapitre. Fin des conneries, des soirées alcoolisées, des histoires sans lendemain.

Fin des remords. Chapitre 3.


Ca y est. Premier jour de chômage. J’ai dormir jusqu’à 11h30, ça fait un bien fou !

La semaine dernière a été éprouvante : derniers jours de boulot, beaucoup beaucoup de fête avec collègues, amis, étrangers. C’était génial. J’ai commencé à accrocher une nana absolument extra, mais forcément : prise.

Ce week end, j’ai fait quelquechose que je voulais faire depuis des lustres : sauter à l’élastique. 52m. Fantastique ! J’ai quasiment réussi mon saut de l’Ange, avec les jambes un tout petit peu trop écartées. J’y arriverai la prochaine fois.

Cette premiere semaine de chômage s’annonce chargée : j’ai énormément de choses à faire, et je déménage samedi. C’est la seule journée tranquile que je peux m’accorder … Je pense que je reprendrai un rythme normal d’écriture sur ce blog dès la semaine prochaine.

Bonne semaine à vous !

Edit : je viens de recevoir la photo de mon saut. Ca déchire !

Saut à l’élastique


Je voudrais vous parler d’une journée de ma vie que je n’oublierai certainement jamais, non pas pour ce que j’ai vécu, qui est relativement banal, mais pour ce que ça m’a apporté. C’était il n’y a pas longtemps : samedi 16 juin, de cette année. C’était le dernier jour de ma relation avec l’une des deux femmes dont je suis tombé amoureux dans ma vie.

J’étais à Aix en Provence, depuis 3 jours. Cela ne faisait que 10 jours que nous étions ensemble, mais en dix jours nous avions vécu pas mal de choses : elle m’avait demandé en mariage, avait traversé la France pour venir me voir, je l’avais présentée à mes parents, nous nous étions abstenus, nous avions fait l’amour, nous nous étions engueulés souvent … Bref. Une vraie histoire, qui fait mal et qui rend heureux.

Le soir d’avant, elle m’avait laissé entendre que c’était fini, pour elle. J’avais donc dormi dans le salon, espérant qu’elle change d’avis. Au matin, je l’ai retrouvée dans le même état : las. Elle ne voulait plus de moi.

Je devais rentrer chez moi, à Angers, par le train de 15h. Il était à peine midi, mais je lui ai demandé de me rammener à la gare, ca ne servait à rien que nous restions ensemble jusque là. Ce qu’elle a fait.

Je me suis donc retrouvé pendant trois heures, face à moi même, dans une gare paumée à l’extérieur de la ville, sans rien à faire d’autre que de réfléchir. Ces trois heures ont vraiment été très longues, et mon train est arrivé. Je suis monté dedans, il est parti.

Et j’ai regretté.

J’ai regretté de n’avoir rien tenté, de la laisser filer comme ça. J’ai regretté d’avoir été faible. Alors j’ai pris une décision que je n’aurais jamais été capable de prendre dix jours avant : je suis descendu du train à la première gare, et en ai pris un autre dans l’autre sens. Je l’ai appelée pour lui dire que je revenais, que je voulais la voir, que j’avais besoin de lui parler.

Je l’ai attendue pendant deux heures, elle n’est pas venue. Il n’y avait plus de train pour Angers, je me suis débrouillé pour remonter sur Paris et rentrer chez moi le lendemain, mais ce n’est pas l’important.

Ce qui est important, c’est que pour la première fois de ma vie, j’ai été capable de me mettre dans une situation que je ne controlais pas. Je ne savais pas si je pourrais rentrer, si elle viendrait, quand je suis descendu du train. Mais je l’ai fait, parce que je devais être sûr. Je ne voulais pas regretter. Et que je me foutais du reste.

Cette expérience a été un déclic.
C’est depuis ce jour, que j’ose.


Je suis un connard.  Je le savais, mais je pensais que j’avais guéri. Il se trouve que non.

6 jours.  C’est la durée de ma dernière relation, qui se termine à l’instant. Je le savais, il y a une semaine, que ca ne fonctionnerait pas : elle me plaisait, mais pas complètement, et je me barre bientôt d’Angers. Et pourtant. Je l’ai séduite.

6 jours. J’ai commencé à douter vendredi soir, en la déposant chez elle. Sensation de libération après l’avoir rammenée : ça n’est jamais bon signe. Week end éloigné, je ne lui ai pas donné de nouvelles, et elle ne m’a pas manqué.

Et je viens de la larguer, par téléphone.

Je pensais qu’après trois mois j’allais mieux, que j’étais capable d’essayer de construire un peu. J’ai l’impression de chercher la perfection, je suis toujours déçu.

Paumé.


SmokeCa fait un moment que je ne vous ai pas gonflé(e)s avec mon arrêt de la cigarette. Ca ne veut pas dire que je ne tiens pas !

J’en suis aujourd’hui à mon 26e jour. Bientôt le cap du premier mois, ça devient sérieux. Tout roule super bien, je ne comprends toujours pas comment ca peut être aussi facile. J’avais tellement galéré la dernière fois !

J’ai arrêté les patchs cette semaine. Normalement j’aurais dû continuer, mais il se trouve que dimanche dernier j’ai oublié d’en mettre, et que  je ne m’en suis rendu compte qu’en me couchant. Au prix que ça coute, si je peux éviter …

Il faut néanmoins que je me méfie. C’est tellement facile que je pourrais bien retomber dans le panneau.

Non, je ne bosserai pas chez Toxic-Corp.


Semaine chargée pour les artistes.

D’abord nous apprenons que Led Zeppelin se reforme. Oh, pas pour très longtemps : le temps d’une soirée, d’un concert exceptionnel. 20 000 places disponibles, 20 millions de demandes paraît-il.

J’adore Jimmy Page et sa bande, mais j’ai vraiment du mal avec cette mode : combien de groupes se sont reformés depuis 2 ans ? Les Pixies, Police, Eagles … Je me souviens même d’un concert des Doors à Paris avec Morrison sur écran géant … Pathétique.

Un bon coup de marketing en surfant sur la nostalgie de cette génération de soixante-huitards qui aujourd’hui ne sait plus vraiment à quoi tout ça avait servi… Bien joué.

Petit cadeau, que j’ai découvert sur le blog d’Eric (Presse-Citron) :

La seconde nouvelle, c’est la mort de Jacques Martin. Décédé hier matin. Cet homme a bercé toute mon enfance : je n’ai jamais loupé un seul “L’école des Fans”, et je crois que si j’en avais eu la possibilité j’y serais allé.

Ce qui m’a toujours fasciné chez lui, c’est son humour : universel. Il faisait autant marrer les enfants que les parents. Toujours subtil dans l’école de fans, souvent grinçant dans les petits rapporteurs … Encore un bon qui s’en va.

On y passe tous un jour …


Crevards.

Mardi soir, 22h30. Soirée sympa dans un bar, entourés d’étrangers tout juste arrivés. Ca parle Allemand, Français, Anglais, Espagnol. Je fais des rencontres intéressantes, de gens ouverts, souriants, heureux d’être là. Comme moi.

Je m’éloigne de ma sacoche 5 minutes, pour discuter avec quelques espagnols. Je reviens : plus de sac. Personne n’a rien vu, rien entendu.

Plus de carte bancaire, de permis de conduire, de carte vitale. Plus de chéquier, de portefeuille.

Ca me passe bien au dessus : j’ai perdu 25 euros, et ca m’apporte quelques emmerdes administratives. Rien de bien grave.

Mais quand on calcule le rapport leurs gains (25€ + un portefeuille en cuir) / mes emmerdes (2 semaines sans carte + toute la paperasse à refaire) … On est sceptique sur l’intérêt de la chose.

Crevards !